Des bourrasques de grêles ont causé de notables dégâts en Ile-de-France lors de ce week-end prolongé de la Pentecôte. Les assurés auto et habitation sinistrés ont 5 jours pour déposer leur dossier de demande d’indemnisation à leur assureur.

De violents orages de grêles se sont abattus sur le nord de la France au cours des nuits des 9 et 10 juin. Les impressionnants grêlons, comparés par les témoins à des « balles de golf »voire à des « boules de pétanques« , ont occasionné de nombreux dommages sur des habitations et des véhicules en Ile-de-France, notamment dans les Yvelines (78) et le Val d’Oise (95).

Pour les assurés couverts, le délai est de 5 jours pour déclarer le ou les sinistres subis à son assureur, en vue d’obtenir indemnisation.

« Il n’y a pas besoin d’attendre. En termes d’assurance, la grêle ne relève pas du régime catastrophe naturelle. Il est important de le préciser car un maire a manifesté hier dans les médias sa volonté de demander un arrêté préfectoral pour reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle dans sa commune. Or c’est impossible, il risque d’induire en erreur se concitoyens! » explique Jean-Luc de Boissieu, secrétaire général du Gema (Groupement des entreprises mutuelles d’assurance).

Conseils pour déclarer son sinistre

Pour déclarer son sinistre à sa compagnie d’assurance, un résident français peut employer divers canaux : physique en se rendant à son agence d’affiliation, numérique en télédéclarant en ligne ou en envoyant un e-mail, ou par voie postale en transmettant son dossier par courrier.

« Il est important de prendre le plus grand nombre de photos possibles des dégâts. Plus elles seront démonstratives, plus l’assureur pourra gérer le dossier seul sans forcément mandater un expert pour évaluer l’ampleur des dommages. Ce qui facilitera et accélérera le processus d’indemnisation. Après, dans le cas où un expert serait commissionné, il faut prendre garde de ne pas réparer ni nettoyer avant chiffrage du montant des dégâts. Des mesures de prévention doivent être prises pour ne pas aggraver les dommages (pas de réparation sauf cas d’urgence) », précise Jean-Luc De Boissieu.

A ce jour, selon les dernières estimations (qui devraient encore progresser) de l’assureur militant Maif, 340.000 Français auraient été impactés par les orages de grêle.