Cet article constitue ma participation à un évènement inter-blog dédié à la Bourse. C’est Ben Le Brozec, du blog “Bourse Ensemble” qui en est l’organisateur et qui nous a suggéré de plancher sur “10 erreurs à éviter en Bourse”.

Voici une liste de 10 erreurs à éviter pour investir en Bourse. Ces conseils sont accompagnés par des exemples illustrant mes propos.

Quelles sont ces 10 erreurs à éviter pour bien investir ?

  • Ne pas investir en Bourse dans une banque dite “classique”

L’argent n’est pas facile à gagner et encore moins en Bourse et si en plus nous devons payer des frais de courtage importants et des frais annexes de toute sorte, alors il faut chercher à faire des économies en allant ouvrir un compte titres chez un courtier en ligne.

Souvent les images valent bien mieux que les mots :

Libellé Banque dite « classique » Courtier en ligne
Minimum de facturation, pour tout ordre de Bourse 9,00 € 0,99 €
Compte sans avoirs (facturation semestrielle) 1,75 € 0,00 €
Transfert compte titres 100,00 € 0,00 €
Droits de garde : minimum de facturation annuelle 15,00 € 0,00 €
Historique des mouvements s/cpte titres (par an) 50,00 € 0,00 €
  • Confondre votre épargne de précaution avec le capital boursier

L’argent que vous placez en Bourse est de l’argent dont vous n’avez pas besoin pour votre vie quotidienne. Il peut subir des pertes importantes et ne doit pas vous empêcher de dormir sur vos deux oreilles.

Personnellement, mon capital boursier correspond à 50% de mon disponible total. C’est un fort pourcentage, mais j’ai payé toutes mes dettes, je ne possède aucun crédit et je ne suis pas un sur-consommateur. Nos besoins, nos moyens et nos objectifs ne sont pas les mêmes, alors il faut investir votre argent en Bourse en fonction de tous ces critères.

  • Ne commencez pas par ouvrir un compte titres ordinaire, mais privilégiez le PEA (Plan d’Epargne en Actions) ou l’assurance-vie multi-supports

Ces 2 supports financiers apportent des avantages pour les investisseurs débutants, mais aussi pour les plus confirmés. En effet, ils ne donne pas la possibilité d’acheter des produits dérivés à très hauts risques. L’effet de levier que permet le SRD (Service à Règlement Différé) n’est pas autorisé. Et enfin, vous ne trouverez pas mieux que ces 2 supports pour économiser votre argent sur la fiscalité des plus-values et des dividendes.

Pour plus de précisions, je vous invite à lire cet article : choisir entre un PEA et compte titres ordinaire

  • Eviter de faire du scalping, du day-trading ou du swing trading

Le rapport temps/performance est médiocre.

Je passe seulement 15 minutes par semaine à regarder les graphes et l’indicateur pré-programmé des titres de mon portefeuille et ma performance en 2013 a été de 13,48%. Un trader débutant ou professionnel passe plusieurs heures par jour devant ces écrans et sans me vanter, je suis certain que 95% d’entre eux n’arrivent pas à faire mieux que moi.

  • Etre fidèle à sa stratégie

Dans la vie privé ou professionnelle, l’infidélité est mauvais pour notre porte-monnaie, notre budget et il en de même en Bourse. Il y a 3 grandes approches de l’investissement boursier : l’analyse graphique, fondamentale et le rendement par les dividendes.

Je suis toujours passionné par l’analyse graphique et technique, car c’est une approche qui me convient bien et dans laquelle je suis le plus à l’aise. En effet, je suis certain que par l’analyse graphique et avec l’aide de mon indicateur technique, mon portefeuille ne subira pas les krachs boursiers ou les fortes baisses et c’est déjà une bonne chose !

Il est difficile de rester fidèle à une stratégie avec l’analyse graphique, car nous avons une multitude d’indicateurs et d’outils nous permettant de pouvoir réfléchir et tester une nouvelle stratégie. Nous avons aussi un nombre incalculable d’ouvrages sur le trading et qui peuvent nous influencer sur notre stratégie de départ.

Un fondamentaliste se fiche complètement de la courbe d’une action et il ne restera pas non plus les bras croisés en attendant que la société veuille bien verser un dividende de 5%. Il recherche aussi la performance.

L’investisseur qui regarde seulement le rendement croissant des dividendes est supposé acheter une action pour du très très long terme et de la vendre que si les dividendes ne sont plus aussi intéressant. Cet investisseur n’a aucune raison d’être influencer par une autre stratégie, car il n’ambitionne qu’un rendement moyen de 5% ou 6%. Il n’a aucun besoin de chercher mieux ailleurs.

  • Acheter une action et ne plus s’y intéresser

Beaucoup d’investisseurs, mais seulement 1 français sur 10, ouvrent un compte titres et achètent quelques actions du style (Total, Vivendi, Orange…). Ils passent une petite heure à remplir leur portefeuille et ne s’en occupe plus pendant plusieurs mois jusqu’à ce qu’ils reçoivent leur relevé de compte annuel.

Lorsque le marché est haussier comme il l’est depuis 2009, l’investisseur désintéressé ne s’occupe pas de son compte et rachète quelques titres pour dire qu’il a tout compris à la Bourse, mais quand il entend aux actualités que le marché dévisse, alors il est trop tard et son portefeuille affiche une perte globale de –50%.

A mon avis, il est recommandé de s’intéresser un minimum à son compte titres au moins une fois par mois.

  • Eviter d’acheter des formations sur internet, si le formateur n’a pas la preuve écrite de ses performances

Pour valider la crédibilité du formateur/investisseur, j’estime qu’il faut un historique de ses performances d’au moins une dizaine d’années. Il doit avoir fait la preuve qu’il a su traverser les krachs boursiers sans problème. C’est à partir de là que l’on peut juger si un investisseur est bon ou mauvais.

N’hésitez pas à lui demander ses relevés de compte titres. S’il a la conscience tranquille, il doit pouvoir vous les montrer, ou vous montrez ses avis d’opéré.

  • N’avalez pas les conseils et les recommandations des sites et des magazines boursiers

Les courtiers en ligne donnent tous les jours des recommandations d’achats et de ventes sur des actions, mais aussi sur des warrants et turbo warrants.

Un exemple pris au hasard sur le titre Alcatel du 3 avril 2014. Recommandation : haussier à court terme.

Et voilà le résultat quelques jours plus tard, tout en sachant que cette recommandation était dans la rubrique : warrant : avis d’expert.Si vous aviez suivi ce conseil en achetant un warrant, je vous laisse imaginer les dégâts sur cet achat !

  • De penser qu’il est impossible d’investir en Bourse avec moins de 1000€

Il n’y a pas que le compte titres ordinaire ou le PEA pour investir en Bourse. Il y a aussi l’assurance-vie qui permet d’acheter des SICAV et des trackers pour quelques dizaines d’euros par mois.

A l’ouverture d’une assurance-vie chez un courtier en ligne, il faut généralement déposer un chèque ou un virement de 1000€, puis libre à vous de programmer un virement de 25€ ou plus par mois sur votre compte. Cette toute petite somme peut vous permettre d’investir en Bourse.

Votre arbitrage est libre et gratuit et il a l’avantage de répartir votre versement en Bourse et/ou sur le Fonds en euros qui garantie en moyenne un rendement net de 3%.

  • Utiliser l’effet de levier

Dans un compte titres ordinaire, si vous déposez 10 000€ sur votre compte, on vous donne la possibilité de miser 50 000€ soit un effet de levier de 5.

C’est horrible et je n’aurai même pas dû vous en parler. Certain courtier s’arrange également à mettre en valeur cette somme avec effet de levier.

Si vous achetez Alcatel avec un effet de levier de 5 et si le cours monte de 10%, alors vous aurez gagné 5 000€, mais inversement si le cours chute de 10%, vous aurez perdu 5 000€.

Pourquoi croyez-vous que les courtiers mettent en avant des effets de levier pouvant aller à 10 ou 40 fois plus que l’argent dont nous disposons réellement ? Pour attirer le pigeon. En tombant dans ce piège vous enrichissez votre courtier.