A l’heure actuelle, avec des taux d’intérêt durablement bas et des perspectives incertaines quant au devenir du système des retraites, il est devenu particulièrement difficile de bâtir une stratégie patrimoniale combinant rendement, optimisation de la fiscalité, sécurité – et, in fine transmission. Pour autant, et pour les mêmes raisons, adopter une gestion de patrimoine active mais réfléchie s’avère encore plus indispensable que par le passé. Or, afin simplifier la définition et l’implémentation de celle-ci, un conseiller en gestion de patrimoine (CGP) constitue un allié précieux, à condition de le choisir avec discernement. En effet, si vous pouvez vous épauler sur un professionnel polyvalent disposant de solides compétences en assurance, immobilier, finance et en droit, vos chances de succès s’en trouveront considérablement accrues. L’objet du présent article consiste donc précisément à lister les quelques éléments-clés qui convient de connaître pour s’assurer de faire appel à un CGP efficace et qui saura répondre avec pertinence à ses attentes.

De l’intérêt de faire appel à un conseiller en gestion de patrimoine indépendant (CGPI)

Il convient tout d’abord d’opérer une distinction importante entre les CGP qui dépendent d’un réseau, qu’il s’agisse d’une banque ou d’une compagnie d’assurance, et ceux qui sont dits « indépendants ». S’il n’est pas question ici de remettre en question les compétences des conseillers travaillant pour le compte d’un organisme financier, le fait est qu’ils ne jouissent pas de la même liberté dans leurs conseils que les CGPI, étant contraints par leurs hiérarchies à se restreindre à certains choix. Dès lors, et afin de bénéficier d’un bilan réalisé en toute objectivité, puis de solutions ne visant pas à « placer » à tout prix tel ou tel produit, il est indéniablement préférable de se tourner vers un cabinet de conseil en gestion de patrimoine. En outre, au sein des banques et compagnies d’assurance, certaines propositions ne sont formulées qu’aux clients les plus aisés – notamment en matière de placements immobiliers – alors même qu’elles pourraient parfaitement convenir à d’autres typologies d’investisseurs. Pour ne citer qu’un exemple, il en va ainsi de l’acquisition de la nue-propriété sur des VEFA (Ventes en Etat Futur d’Achèvement) pendant une période donnée, entre 15 et 20 ans, avant de récupérer la pleine propriété, et en ayant généré pendant tout ce temps un déficit foncier conséquent. Avec un CGPI, vous aurez la certitude de profiter de conseils à haute valeur ajoutée, quel que soit votre profil, vos motivations et votre horizon de ROI (Return On Investment). Si vous souhaitez de plus amples informations sur le rôle de ces conseillers, qui se présentent comme de véritables « architectes » du patrimoine privé, n’hésitez pas à visiter le site legira.fr.

La meilleure façon de chercher un expert en gestion patrimoniale

De prime abord, l’on pourrait s’imaginer que trouver un cabinet de gestion de patrimoine efficace se révèlerait très simple, mais une raison majeure justifie à elle-seule que ce ne soit pas le cas. En effet, le terme de « conseiller en gestion patrimoniale » ne fait pas partie de ces métiers requérant un diplôme et/ou une certification particulière pour exercer. Autrement dit, n’importe qui est en droit de s’improviser « CGPI », qu’il soit ou non compétent en la matière. Vous vous en doutez, une telle latitude facilite le déploiement d’arnaques, mais il existe une façon imparable de s’en protéger. De fait, nous ne saurions que trop vous recommander de consulter uniquement des conseillers exerçant déjà depuis une longue période – avec idéalement autour de 10 ans d’expérience – et qui sont mis en avant de façon positive par leurs clients passés et actuels. Une étude du cabinet Aprédia a notamment révélé que plus de 9 nouveaux clients sur 10 font appel à un cabinet en gestion patrimoniale par l’intermédiaire du bouche-à-oreille. Bien sûr, à l’époque de la révolution digitale 2.0, celui-ci peut tout à fait prendre la forme d’avis postés en ligne, mais la logique reste la même : la recommandation constitue la manière la plus sûre d’effectuer votre sélection.

Les éléments-clés à scruter pour finaliser votre choix

Si vous vous fiez au bouche-à-oreille, issu d’un contact réel ou virtuel, et que vous limitez votre champ de recherche à proximité de votre domicile, il est fort à parier que vous serez encore confrontés à un choix, avec plusieurs cabinets semblant en mesure de répondre à vos attentes. Afin de passer du stade de cette short-list à un conseiller unique, voici les critères qui peuvent vous aider :

  • -assurez-vous de la disponibilité de vos interlocuteurs, non seulement dans le cadre de leurs horaires hebdomadaires, mais également pour vérifier leur présence tout au long de l’année. De fait, mieux vaut donc préférer un cabinet regroupant plusieurs conseillers ;
  • -veillez aussi à leur capacité en termes de réactivité, certains mouvements brutaux des marchés financiers pouvant notamment impliquer des actions rapides, afin de profiter des décrochages et d’engranger ses bénéfices lors des pics
  • -n’hésitez pas à demander ses accréditations à un CGP, notamment en matière d’agent immobilier, de courtage en assurances, de conseils en investissements financiers, et/ou en opérations bancaires et services de paiement, sans oublier une CJA (Compétence Juridique Appropriée) le cas échéant
  • -enfin, au travers de la liste des banques, compagnies d’assurance et sociétés de gestion avec lesquelles un cabinet travaille, ainsi que la façon dont tous sont mis en concurrence, vérifiez son niveau d’indépendance

En guise de conclusion, notons que la tarification – qui peut se faire soit au travers d’honoraires, soit via une rémunération à la commission – n’est pas véritablement discriminante au moment de faire son choix, car au risque de délivrer une Lapalissade, mieux vaut un conseil avisé payant qu’une suggestion d’action calamiteuse mais gratuite.