Le système des retraites dans la fonction publique, notamment dans le domaine hospitalier, n’est pas toujours bien assimilé. Beaucoup d’interrogations subsistent et des zones d’ombre que les futurs retraités souhaitent éclaircir. Dans cet article, vous trouverez 4 choses à savoir sur le nouveau programme mis en vigueur.

Info n°1 : le système ancien a été fortement contesté

Le rapport de Jean-Paul Delevoye a fortement modifié les consignes de la réforme du programme de la retraite des hospitaliers de 2019. La réforme de la fonction publique hospitalière se traduit par la suppression de nombreux avantages que leur statut leur accordait. Nous pouvons en citer :

  • Le calcul des droits ;
  • Le taux de cotisation ;
  • L’âge légal de la retraite ;
  • Les droits familiaux.

De nombreux retraités ont témoigné de leur désapprobation de ces nouvelles règles, ce qui a contraint le gouvernement à revoir bon nombre de préconisations à savoir la question des premières générations concernées et de l’âge pivot. Force est de constater que de nombreuses inquiétudes persistent dans la fonction publique notamment dans le régime général.

Info n°2 : de nouvelles réformes ont été appliquées

Pour mieux saisir les enjeux de la réforme des retraites, on doit se pencher sur le système actuel et sur les avantages qu’il fournit aux fonctionnaires du secteur public :

  • Le calcul des droits : la pension de la retraite est calculée sur les 2 derniers trimestres cotisés mois de traitement indiciaire brut sans compter les indemnités et les primes.
  • L’âge de départ à la retraite : les agents hospitaliers ont la possibilité de liquider leurs droits à la retraite lorsqu’ils atteignent la limite d’âge fixée entre 60 et 62 ans pour la catégorie sédentaire et entre 52 et 57 ans pour la catégorie active. Celle-ci doit justifier d’une durée de service comprise entre 12 et 32 ans en fonction de la profession exercée.
  • Les longues carrières : Il s’agit des fonctionnaires qui ont intégré le monde du travail entre 14 et 20 ans.
  • Le taux de cotisation : Il correspond à un pourcentage de 11,10 % pour la retraite de base et d’un taux de 5 % pour la retraite complémentaire.
  • Les droits familiaux : Les mères perçoivent une majoration de 6 mois par enfant si celui-ci est né après le 14 janvier 2004 et son entrée dans la fonction hospitalière.
  • Pour les parents : A partir de 3 enfants, vous bénéficiez en tant que parents de 10 % du montant de votre retraite et plus de 5 % par enfant supplémentaire. Une bonification de 4 trimestres par enfant est accordée aux parents à condition que l’enfant soit né avant le 1er janvier 2004.
  • La pension de réversion : Le taux de cette pension s’élève à 50 % de la retraite basique dont le fonctionnaire dans le secteur hospitalier décédé bénéficiait.

Info n°3 : Certaines primes et indemnités sont toujours intégrées au calcul de la retraite

L’Etat a mis en place quelques mesures fondamentales afin d’apporter un équilibre à la substitution des 6 derniers mois par l’ensemble de la carrière. Ces décisions consistent à intégrer des primes au calcul de la pension des fonctionnaires. Ces réformes sont d’une importance capitale puisque la majorité de ces primes correspond à plus de 22.5 % du salaire de ces agents hospitaliers. En dépit du plafond de la sécurité sociale, Ce taux permet toutefois de relever quelques dysfonctionnements au niveau de la fonction publique avec un écart manifeste de bonus significatifs et de rémunération. Par conséquent, ce règlement est plus profitable pour les agents de police et aux cadres de catégorie A qu’aux autres fonctionnaires du secteur public.

Info n°4 : Il y a 5 cas pour prétendre à la retraite anticipée des fonctionnaires hospitaliers

Les agents du secteur public hospitalier ont la possibilité de demander une retraite anticipée pour les raisons suivantes :

  • Avoir effectué une carrière longue à condition de justifier de la durée d’assurance exigée et de la durée de cotisation.
  • Avoir contracté une maladie qui vous empêche poursuivre votre activité professionnelle
  • Souffrir d’un handicap. S’il est permanent, vous pouvez partir à l’âge de 55 ans.

Après les nouvelles réformes, les fonctionnaires bénéficient désormais d’avantages fiscaux en fonction du montant de la retraite qui leur est accordée. On peut alors prendre sa retraite et compter sur un complément de retraite qui, en addition à l’allégement des taxes, peut garantir une vie confortable.